Qu’est-ce que la méditation?

Il existe plusieurs définitions différentes pour la méditation; certaines tendant à la vouer complètement à un état de quête spirituelle avancé, alors que d’autres en retiennent essentiellement la source pure en la définissant d’après sa base théorique la plus vierge.

Vieille de plusieurs milliers d’années et semblant provenir de différentes régions dans le monde, principalement orientales, la méditation est une pratique et/ou une discipline mentale ou spirituelle visant globalement à calmer l’esprit en se détachant de l’ego.

Que l’on appelle cela ‘‘faire le vide’’, ‘‘se détacher’’, ‘‘se sentir en unité avec le monde’’, ou simplement ‘‘se relaxer’’, ‘‘se détendre’’, ‘‘prendre conscience’’ ou autre, la méditation reste la même. Seuls vos objectifs peuvent changer.

Comprenez bien que cette technique, bien que née des racines du bouddhisme et intimement liée à l’éveil du Bouddha, n’est originalement rattachée à aucune religion, philosophie ou voie spirituelle.

Elle a souvent été exploitée et combinée à ces religions, philosophies ou voies spirituelles parce que les bienfaits de la technique en elle seule a une puissance extraordinaire et peut aider les gens à atteindre des buts inespérés.

Nul besoin, par contre, d’adhérer à certains dogmes ou de croire en quelconque déité pour expérimenter tout le positif que la méditation peut vous apporter.

Le but premier de la méditation est de travailler avec votre esprit afin d’arriver à le rendre calme et serein. Ne penser à rien pour un instant, contrôler le flux de pensées qui hante votre être. Devenir témoin de ces pensées, sans plus s’y associer de manière personnelle, mais en faisant abstraction de leur signification et des pensées nouvelles qu’elles entraînent.

Méditer, c’est un processus de connaissance de soi très intime et très personnel. C’est la rencontre de votre ‘‘moi’’ intérieur, sa rencontre avec votre ‘‘moi’’ extérieur, puis avec le monde en entier. Bien sûr, tout cela peut vous paraître abstrait et quelque peu incompréhensible dans les débuts, mais en cernant bien le mécanisme de l’esprit et le pouvoir des énergies intérieures, puis en pratiquant les techniques initiatives de méditations expliquées plus bas, vous réaliserez avec étonnement que vos réponses étaient tout simplement enfouies au fond de vous.

Historique de la méditation et religion au fil des âges

La méditation est connue pour être pratiquée depuis la préhistoire à travers des rituels et chants répétitifs visant à apaiser les dieux. Les premiers écrits répertoriés remontent, quant à eux, à 1500 ans avant J.-C. et c’est autour de 500 ans avant J.-C. que les techniques de méditation telles que nous les connaissons ont pris forme.

Bien que la pratique de la méditation ne soit pas en elle-même associée à une religion, ses racines sont étroitement liées à la culture Bouddhiste asiatique. Un siècle avant J.-C., les écrits du Canon Pali retrouvés en Inde indiquent la voie vers la délivrance Bouddhiste à travers la moralité, la concentration contemplative, la connaissance et la libération.

C’est là une première en ce qui a trait à l’association méditation- délivrance. Plus tard, lorsque le Bouddhisme s’est vu propagé vers la Chine, il était clair que sa pratique devait comprendre plusieurs techniques de méditation et l’histoire de l’illumination du Bouddha par la méditation reliait incontestablement les deux techniques entre- elles.

En Chine, la toute première école traditionnelle de Bouddhisme a été fondée au 6ième siècle par Zhiyi. Tous les enseignements provenant de l’Inde y étaient formellement inscrits et ce, accompagnant des cours dédiés spécifiquement à la pratique de la méditation. Par la suite, au 7ième siècle, le Bouddhisme Coréen a gagné en popularité bien que certains enseignements eut été adaptés, le thème de la concentration contemplative est resté fidèle aux écrits de base. C’est plutôt avec la croissance du Bouddhisme Japonais, un siècle plus tard, que la méditation s’est développée, puis transformée au Japon face aux apprentissages provenant de la Chine.

En 653, un moine japonais du nom de Dosho a appris les techniques de Zen lors d’un voyage en Chine, puis a ouvert le tout premier centre à vocation uniquement méditative à Nara au Japon. Ce fut ensuite au tour de Dogen en 1227 de revenir d’un voyage en Chine avec l’inspiration nécessaire à l’écriture des enseignements du Zazen et ainsi de suite; la méditation gagnait de l’importance, du pouvoir, et s’adaptait aux coutumes et besoin de tous.

Au cœur de la religion du Judaisme, tel que décrit dans la Torah, une pratique de la méditation par Isaac est indiquée. Il est également spécifié dans la Bible Juive, le Tanach, que la méditation est un élément essentiel du Judaisme.

Au Moyen-âge, les techniques se sont transformées pour s’adapter aux courants nouveaux. Elles comprennent maintenant les enseignements étant toujours en pratique.

La religion Islamique repose également sur des techniques de méditation et ce, depuis la fin du 8ième siècle où l’Islam recommandait aux pratiquants de réciter le nom de 99 dieux en supportant la technique d’un chapelet à billes et / ou d’un rythme respiratoire et d’une position particulière.

Dès le 12ième siècle, la pratique a pris de l’importance et, accompagnée d’une ligne de pensée très stricte. Elle s’est vue devenir très fidèle à la méditation asiatique.

Au sein du Christianisme, la méditation a deux histoires distinctes; l’une décrivant le courant de l’Est, et l’autre décrivant le courant de l’Ouest. Dans les deux cas, la pratique de la méditation emprunte une forme subtile concentrée dans la répétition de prières.

C’est au 12ième siècle que l’on retrace les ‘‘Écrits Divins’’ en latin; décrivant les 4 étapes formelles de la paix comme étant la lecture, la méditation, la prière et la contemplation.

Elle ne fut développée qu’au 16ième siècle et reste toutefois un sujet controversé du Christianisme qui n’approuve toujours pas le terme de ‘‘’méditation’’ puisque trop souvent associé au Bouddhisme.

Aujourd’hui, une forme de méditation faisant abstraction de toutes croyances religieuses ou spirituelles a pris forme dans notre société occidentale. Plutôt que de viser à l’éveil spirituel et / ou à l’illumination tant recherchée vers l’Asie, la technique de méditation contemporaine occidentale a pour but le relâchement des tensions intérieures et une meilleure gestion du stress; pour ne nommer que ces bienfaits.

La pratique, se retrouvant sous plusieurs formes distinctes, a été popularisée dans les années 60 et s’est même développée en Inde – terre mère de la méditation- comme étant une pratique thérapeutique et non plus Hindoue.

reussite_7J_mediter_L

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *